Une série de films connus mondialement commençaient par le générique (on s’en doutait, un peu comme chaque film en principe) par…. « il y a très longtemps de cela ». Ce n’était pas dans une autre galaxie, c’était en Autriche et ils n’étaient que deux à l’époque mais un seul portait une casquette rouge.

 

Départ de la course (sortie car ont n’étaient pas si pressés) à 06h00 mais déjà la température se montait à 21 degrés. Je vous rassure, on est monté jusqu’à 36 degrés ce jour-là. Après avoir traversé la Suisse et coupé par l’Autriche, nous nous sommes arrêtés en Italie (enfin au Tyrol parce que ce n’est pas pareil). Sur les conseils de l’aubergiste, nous avons trouvé une pizzeria où Vincent s’est battu pour avoir (et a obtenu) une table sur la terrasse. Pizzas offertes par le club (merci Christian) et retour à l’hôtel avec de chasser le lendemain une station essence. Faut pas croire, mais par cette chaleur, il n’y a pas que les pilotes qui avaient soif.

Parcours au petits oignons made in Jacky (et Henri) avec des cols et des routes de toute beauté et une option toute nouvelle montée sur les Aprilia: le « détecteur de peur ». Comment cela fonctionne: vous prenez un ancien pilote d’enduro (type Jean-Pierre) qui n’a pas froid aux yeux et encore 20 ans dans sa tête de motard; vous le mettez sur une moto en rodage et vous le faites aller assez vite. Dans un virage en épingle, vous construisez un mur en pierre. Là, vous dites à Jean-Pierre: fonce !!! Et bien la moto arrive à détecter la peur chez Jean-Pierre en actionnant les feux de panne. Et vu la trajectoire de la moto, il ne manquait que la patte à poussière pour essuyer le muret. Si si, vu de mes yeux vu.

Troisième jour, on monte à 38 degrés mais toujours de magnifiques routes avec une dernière boucle à la Jacky (si si, on a apprécié surtout Céline qui en est tombé malade). Bref on arrive à l’hôtel à la bourre et Vincent, à 2 minutes près, n’avait rien à souper (et oui, on a commandé à sa place). Sinon, on a dû passer chez le médecin pour une petite dépression de Jean-Pierre qui trouvait que finalement un 660, c’est quand même un peu poussif. Si vous ajouter le rodage, vous vous faite un peut ch… Mais si vous vous faites ch… alors engager Céline qui vous demandera de vous arrêter pour reposer ses petites fesses alors que franchement, c’était supportable (j’étais juste à côté et moi ça allait. Donc pas de raison). Sinon vous avez la possibilité de créer des waypoints que Vincent suivra à la lettre parce que c’est dans le parcours et qu’il ne sait pas comment supprimer parce qu’il n’a pas lu le mode d’emploi de sa Yam.  Si vous avez trop de temps, vous pouvez laisser votre casque toute la nuit dehors en espérant qu’il soit volé ou alors vos gants afin de partir à leur recherche le lendemain matin. Où les deux. Mais je vous rassure, Vincent est rentré avec tout son équipement. Sinon, vous pouvez remercier votre bonne fée car les chevreuils dans une Yam, ça fait pas bon ménage. Si on tire un poil court, le chevreuil passe devant. Vu qu’il n’y a pas eu de collision, je vous laisse bien imaginer que la Yam tire un poil court (n’est pas « mid-size » qui veut). Sinon il y a le détecteur de peur à Jean-Pierre qui n’aime pas les voitures rouges qui tournent sans regarder dans leurs rétroviseurs.  Je vous parlerais bien de son GPS mais comme je n’ai pas pris assez de notes, je ne dirai rien à ce sujet (quand on n’a pas de tête, ….).

 

Quatrième et dernier jour, la rentrée. Non sans passer par un col qui est annoncé fermé jusqu’en 2030. Et vous savez quoi ? Non ?? Et bien il était effectivement fermé. Je m’en serais douté mais sait-on jamais, sur un malentendu…  On prend un peu les autoroutes en Autriche histoire de se rapprocher rapidement de la Suisse mais avec l’éco-conduite qui consiste, pour un trail « mid-size » à rester à 80 km/h au lieu des 100 km/h signalés. Faut dire que les 3 panneaux « 100 » étaient plus petits qu’ailleurs et probablement posés par des appenzellois. Comme quoi, si l’intercom n’est pas branché, il faut remonter la colonne pour signaler au conducteur qu’il peut sans autre passer la 3ème et monter à 100.  Vu que Jean-Pierre était en rodage, on ne l’a pas attendu mais on a fait rendez-vous à Gunzgen Nord (restoroute) histoire de pouvoir accélérer un tout petit peu la cadence. Et bien vous savez quoi ? Et bien c’est Jean-Pierre qui est arrivé le premier au restoroute. INCROYABLE. Comme quoi, même en rodage, on peut faire des miracles. Inutile de vous dire que le thermomètre de haute précision monté sur la KTM affichait 40 degrés alors que celui de la japonaise affichait allègrement un bon 43 degrés.  Quoi qu’il en soit, on respirait de l’air chaud et une glace nous a fait le plus grand bien. On s’est dit adieu et seul la KTM est restée 10 minutes de plus sur la place de parc histoire de laisser refroidir l’électronique de la moto et qui refusait de désengager la sécurité. Tout ça pour faire perdre quelques gouttes de transpiration chez son pilote et faire monter l’impatience de la passagère. Tout est rentré dans l’ordre et le pilote a pu remonter le temps histoire de ne pas arriver trop tard à la maison (fin d’après-midi).

 

Merci à tous les participants et à Vincent qui a fonctionné comme chef de course. Une petite pensée particulière (on a bu à sa santé durant la course) à Jacky qui avait tout bien préparé mais qui n’a pas pu venir pour des raisons médicales. Tu nous as manqué Jacky !

 

 Bonne lecture.

 

A bientôt et gazzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz !

 

Glausy

Les participants

Jacky sur son GPS (à Tramelan)

Vincent sur Yamaha Tracer GT9+

Glausy et Céline sur KTM 1390 Super Adventure S Evo

Christian sur Triumph Tiger 1200

Jean-Pierre sur Aprilia Tuareg 660 (en rodage)

Le parcours

Jour 1: Les Reussilles – Par chez Jean-Pierre – Furkapass (A) – Da(ll)as – St. Leonardo (I). 514 km de parcourus

Jour 2: St. Leonardo – St. Glausy – Lienz. 338 km parcourus (852 km depuis le départ)

Jour 3: Lienz – Grossglockner – St. Jean – Umhausen. 375 km parcourus (1’227 km depuis le départ)

Jour 4: Umhausen – J’gueule – col St. Christophe – Radin – Gunzgen Nord – Maison. 419 km parcourus (1’646 km depuis le départ)

Au total: 1646 km parcourus en 25h12 de roulage à une moyenne de 65 km/h pour une consommation de 5.6 l/100 km

Merci à KTM pour toutes ces informations pertinentes

Quelques photos prises par les participants